A La UneActualitéCulture

SÉNÉGAL: l’essai du Dr Mounirou SY « Les Sirènes de Gao : Afrique, après 60 ans d’indépendance » officiellement lancé au Musée des Civilisations Noires

Ecoutons et lisons

« Les Sirènes de GAO : Afrique, après 60 ans d’indépendance »

du Docteur Mouhamadou Mounirou SY

Le Musée des Civilisations Noires de Dakar a abrité, le samedi 29 mai 2021, le lancement d’un sublime essai intitulé « Les Sirènes de Gao : Afrique, après 60 ans d’indépendance », édité par les éditions SIRIUS de la Médina à Dakar. Ce bel ouvrage, succulent dans sa rédaction comme dans sa lecture, est préfacé par le Professeur Felwin SARR, avec l’avant-propos rédigé par le Docteur Cheikh Tidiane GADIO.

L’auteur, Mouhamadou Mounirou SY, Docteur en Droit Public de l’Université de Toulouse et Maitre de Conférences assimilé à l’Université Iba Der THIAM de Thiès, a commis ce livre de haute facture pour tout le monde mais surtout pour la jeunesse africaine. A travers 12 chapitres d’une densité digne d’un tribun et d’un orfèvre du récit, de l’analyse et de la proposition avec une introduction et une conclusion qui valent à elles seules la lecture, l’auteur a voulu, par cet essai, rendre un vibrant hommage à feu Sergine Pape Malick SY et à feu Professeur Iba Der THIAM.

Le lancement de ce livre a revêtu un caractère événementiel très solennel avec l’Agora fortement remplie du fait de la participation massive et distinguée des représentants de tous les foyers religieux comme les dignitaires de la tidjaniya, du mouridisme, de la Khadriya de Nimzatt et de Ndankh-Ndiassane et de la confrérie layènne. En leur nom, Serigne Mansour SY ibn Dabakh, représentant le Khalif géréral des Tidianes, Serigne Babacar SY Mansour, a magnifié l’initiative et félicité vivement l’auteur qui a suivi les pas de ses aïeux et devanciers comme Khaly Amar FALL, Elhadji Oumar TALL, Mame Maodo Malick, Cheikh Ahmadou Bamba, Cheikh Anta DIOP, Léopold Sédar Senghor, entre autres.

Dans la même lancée et sous la maitrise de l’éminent professeur Mouhamed DIOUF (MC du jour), le directeur du musée, le Professeur Hamady BOCOUME, les docteurs Cheikh Tidiane GADIO, Djiby DIAKHATE et Elhadji Abdourahmane DIOUF, le Professeur Lamine GUEYE, Secrétaire Exécutif de l’ANAQ’SUP, l’artiste Idrissa DIOP, le journaliste Mamoudou Ibra KANE, DG d’Emédia, Madame Maréma TOURE épouse de feu Iba Der Thiam et Serigne Pape Babacar CISSE pour le compte de famille de Serigne Malick SY, ont tenu en haleine un public venu très nombreux pour magnifier les qualités humaines et la sagacité intellectuelle de l’auteur tout en louant les bonnes pages de l’ouvrage qu’ils ont considérées comme un produit délicieux à savourer. Pour eux, ce livre doit être lu partout dans le monde et particulièrement en Afrique.

On a relevé le ralliement spontané de la classe politique de tous bords comme le Barthélémy DIAZ, Docteur Abdourahmane DIOUF, Moussa TAYE, Babacar GAYE du PDS, Docteur Cheikh DIALLO, l’ancien ministre Amadou Tidiane WONE, Monsieur Ousmane Thiongane et Madame Penda MBOW (conseillers du Président de la République), Doudou SARR NIANG (Directeur général du Bureau de l’Information Gouvernementale), du Prof Abdou Aziz KEBE (Délégué général du pélérinage) et de Monsieur Magueye TOURE (Francophonie), pour ne citer que ceux-là, venus en tant qu’amis de l’auteur. On a noté la forte présence d’éminents intellectuels à l’image des professeurs Babacar GUEYE de l’UCAD, Lamine GUEYE de l’ANAQSUP, d’Ousmane GUEYE de l’Université de Thiès et du docteur Souleymane Astou DIAGNE, d’artistes comme le rappeur DEGGY TEE, Idrissa DIOP, les frères Guissé et Ndèye Mour NDIAYE, du secteur privé avec MBagnick DIOP du MEDES et Cheikh Ahmed Tidiane SY ibn al Amine, Maitre Boucounta DIALLO, d’écrivains comme le poète Amadou Lamine SALL et Hamidou ANNE, de hauts gradés de l’armée nationale, des étudiants et des membres de la famille de l’auteur. On a relevé la présence du personnel de la SODAV (ex agents du BSDA) et de certains collaborateurs du Secrétariat général du Gouvernement (amis de l’auteur).

Toutefois, même si l’auteur, à l’entame de sa prise de parole, a d’abord fortement remercié le Président de la République, toute l’assistance avait remarqué l’absence d’un représentant de la Présidence ou du gouvernement au présidium. La place qui était réservée à cet effet est restée non occupée durant toute la cérémonie de Mounirou SY qu’on connait comme étant un farouche défenseur du régime à travers ses prises de position et ses sorties dans les médias dans les moments les plus critiques.

Dans sa présentation qui a séduit le public présent, l’auteur, après les remerciements, a exposé fort brillamment à la tribune les enseignements contenus dans ce livre qui promeuvent la conscience panafricaine et les richesses inépuisables du continent, fournissent un marqueur identitaire propre sur le socle de l’arsenal des valeurs africaines. 

Enfin, l’ouvrage a été massivement demandé en dédicace puisqu’il endosse des paradigmes et problématiques majeurs portant sur le titre lui-même à travers ses deux mots-clés que sont les Sirènes et Gao, sur le désenchantement général après 60 ans d’indépendance, sur le racisme anti-noir malgré le fait que l’Afrique soit le berceau de la civilisation de l’humanité, sur l’Etat hérité de la colonisation comme une donnée d’emprunt et un prêt-à-porter inadapté à la société africaine, sur l’influence négro-africaine du savoir grec et des religions révélées, sur la problématique de la paix, de la sécurité et de la souveraineté étatique et monétaire, sur la gouvernance vertueuse et la promotion des contre-valeurs, sur les héroïnes africaines, sur une jeunesse politiquement engagée, sur le mode d’élection, sur l’école comme véhicule de valeurs positives et frein à l’obscurantisme qu’il faudra réinventer.

Libre et engagé, l’auteur cerne le contexte de la géopolitique mondiale, où toutes les cartes et les rôles sont redistribués à l’aune de la Covid-19 et des luttes d’intérêt. Ce qui imprime, pour lui, de s’orienter vers la construction d’un Africain qui s’approprie son histoire, adule son continent et œuvre pour vaincre les trois tares de la colonisation qui commencent toutes par la lettre V : le Vol, le Viol et la Violence.

Un vrai régal !

Bonne lecture !

La cellule de communication

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page